mer.
07
juil.
2010
Hier soir nous avons pu rencontrer la gérante de l’association Interférences pour parler partenariat et pour effectuer une petite interview. Revew d’un jeu de questions-réponses Au Diable Bleu avec une jeune femme en plein surmenage à la douce approche du festival…
Pouvez-vous présenter l’association –et vous-même- aux lecteurs ?
Tout à fait, donc l’association Interférences a été créée en Avril 2008 par différents membres de divers associations, tous rencontrés au préalable à Molodoï et dans différents lieux culturels de Strasbourg ; tout le monde faisait ces projets chacun dans son coin, et puis on a eu envie de faire un projet commun en extérieur, un festival en plein air au cœur de Strasbourg, ne pas être obligé de se pommer dans un champs pour faire du son.
De mon coté, je suis Milena, la permanente de l’association, je gère un peu tout ce qui est administratif, partenariats, recherche de subventions et financements, relations avec certains groupes, un peu de comm’, pleins de choses quoi. Je chapote un peu tout le monde :rire : je coordonne les différentes équipes de travail…
Vous organisez le Festival Interférences… Pouvez-vous nous en parler ?
Le Festival Interférences aura lieu du 10 au 12 septembre au parc de la Citadelle, près de la cité Esplanade. C’est un festival sur trois jours, avec, au niveau de la programmation musicale, un premier jour plutôt punk-rock-métal, deuxième jour hip hop-électro, et un troisième jour plutôt reggae-dub-ska, avec des animations gratuites samedi et dimanche après-midi, des activités et des ateliers d’initiation autour de différentes pratiques musicales, comme le scratch, le deejaying, la percu’, avec aussi un peu de théâtre et de danse ; il y a aura des projections de courts métrages, et également tout un village d’artisanat avec des démonstrations de forge, de sculpture sur pierre et sur bois, où le public pourra aussi venir essayer avec son p’tit marteau et son p’tit burin pour tester un peu !
Comment se passe l’organisation du Festival, par exemple au niveau de la programmation des artistes ?
Comme ça se passe sur trois jours avec trois styles différents, on essaye de rester dans la promotion de la scène locale ; par jour, on essaye de faire venir une tête d’affiche de renommée internationale, qui permettra de brasser un public assez large, pour permettre aux gens de voir par la suite des groupes qu’ils ne seraient pas forcément venu voir sans les têtes d’affiche. Au niveau de ces dernières, c’est nous qui allons les chercher, on essaye de ne pas avoir toujours les même groupes, on s’est souvent retrouvé avec les prog’ similaires, bien que ce soit des coups de cœur ! Après, il n’y a pas vraiment de manière spécifique, ça se fait un peu « sur le tas ».
Comment avez-vous choisi le lieu du festival ?
Pour commencer il s’agit d’un site assez particulier, quasiment au centre de Strasbourg, c’est vraiment un chouette parc et on a trouvé que c’était l’endroit idéal pour faire un plein air de cette taille là. On ne cherche pas non plus à faire un festival énorme qui va brasser 10 000 personnes ! On reste dans un cadre quand même assez convivial.
Pouvez-vous nous expliquer le principe du « Chill Out » qui sera aménagé à l’occasion du festival ?
Alors le Chill Out sera une petite tente aménagée de l’autre coté du site, avec essentiellement des DJ’s, ; donc le vendredi : Dj’s punk rock, le samedi : DJ’s électro hip-hop, et le dimanche pareil, un peu dub. Donc ce sera des mix vinyles ou alors des lives, il y aura aussi des gens qui vont venir rapper, ça sera un peu une manière d’enchainer entre les groupes, pendant les blancs. C’est pour ceux qui n’ont pas envie d’arrêter de danser ou d’écouter de la musique entre deux groupes, comme les changements de plateau entre deux groupes peuvent durer ½ heure.
Je tenais à préciser qu’il s’agit de Dj’s locaux qui font des trucs vraiment bien, donc ça leur permet de venir se faire connaître, et de faire le show pendant une ½ heure. A un moment, on a remarqué qu’on était submergé par rapport aux demandes de groupes, et donc on a décidé de mettre en place le chill out, pour dire voilà, on ne peut pas vous faire jouer sur la grande scène comme il y a très peu de groupes qui y jouent, mais on vous donne une petite ½ heure sur le chill out.
Il s’agit de la deuxième édition du Festival Interférences, quels sont vos objectifs pour cette année, et comment le festival a-t-il évolué par rapport à la précédente édition ?
Par rapport à la précédente édition, le festival sera complètement gratuit l’après-midi, pour tout ce qui est activités et ateliers. C’est vrai que l’année dernière on s’était un peu plantés là-dessus, l’entrée était payante l’après-midi, du coup il y a très peu de gens qui sont venus. On voulait développer toute une partie animation mais on n’avait pas vraiment eu le temps, donc cette année on a vraiment eu toute une équipe d’animateurs qui a travaillée toute l’année sur les différents ateliers.
Au niveau des objectifs, on souhaite donc brasser les familles, s’implanter au niveau des quartiers et de la ville, et que vraiment Interférences soit vu comme le rassemblement des associations à Strasbourg, des arts et des musiques alternatifs. Et pour ce qui est des entrées, l’an dernier nous en avions eu à peu près 1200, cette année nous espérons avoir au moins 2000 personnes !
Tout comme l’an dernier, le festival ne sera pas uniquement consacré aux artistes musicaux, étant donné que vous faites également une belle place aux ateliers et aux stands associatifs.
En effet, déjà dès le départ, lors de notre tout premier concert de deux jours à Molodoï, on avait eu deux troupes de théâtre et la projection de courts-métrages, donc on a toujours été sur le pluridisciplinaire, en tant qu’amateurs de musique, on n’aime pas que la musique ; déjà dans l’association au départ on est tous musiciens, donc en dehors d’apprécier les groupes on aime aussi ce que l’on fait, et on aimerait partager ça avec les autres, et aussi essayer d’intéresser des jeunes qui s’intéressent… à rien :rire : à différentes « cultures » et je trouve ça très important.
On sent vraiment que vous jouez la carte de la pluralité culturelle dans ce festival, que ce soit au niveau des styles de musique (punk, rock, hip hop, rap, …) qu’au niveau des ateliers et animations (MAO, Deejaying, courts métrages, danse, …). Pourquoi un tel choix ?
Et bien, comme dit, l’association Interférences est un regroupement de plusieurs autres associations, certaines axées uniquement sur le hip hop, d’autres sur le metal-hardcore, donc chaque membre rapporte un peu ce qu’il aime, c’est un peu un regroupement des cultures, et au final chaque membre de l’assoc’ a été amené à découvrir de nouvelles choses. Moi maintenant, je vais autant kiffer les trois jours du festival que n’importe quel autre membre d’Interférences, musicalement parlant.
Interférences s’occupe également d’un festival un peu plus modeste, « Schilick en zick », pouvez vous nous en dire un peu plus ?
Schilick en Zick entre dans le cadre des animations d’été de la ville de Schiltigheim, qui a choisi de faire appel à une association de jeunes, suite à leur festival de l’année dernière qui… euh…. Hum, ne c’est pas déroulé exactement comme prévu. Et du coup, ils ont décidé de faire appel à une assoc’. Nous avons accepté, mais à condition de garder l’identité de notre association, c'est-à-dire rester dans le pluridisciplinaire, rester varié dans les styles musicaux. Bon c’est sûr que pour le festival d’été de la ville de Schiltigheim, on n’allait pas non plus leur mettre du gros hip hop ou du punk à fond, donc on est resté dans des trucs un peu plus soft. C’est plus familial, ça ne va pas finir tard, ça s’arrête vers dix heures et demi – onze heures, avec énormément d’activités l’après-midi, il y aura du graff, une expo photo, de la danse, des jeux, un stand d’artisanat, un atelier contes avec un coin lecture, et voilà.
Merci d’avoir répondu à nos questions, et bonne chance pour la suite !