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03
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2010
A l'occasion de la neuvième édition du Festival Léz'Arts Scéniques, nous avons rencontré le groupe The Boring, qui avait remporté le tremplin du festival et qui a put se produire sur la grande scène, aux côtés de Bad Religion, Ska-P ou encore Le Bal des Enragés. Interview.
Pouvez-vous revenir brièvement sur la formation de The Boring ? Comment vous êtes vous rencontrés ?
Nous somme trois à nos connaître depuis quatorze ans (ndlr : Kiki, Seb’, Max) ! Comme l’été 2001 avait été pour nous d’un ennui mortel, on a décidés de faire de la musique et de monter un groupe. Nos débuts ont été un peu fastidieux étant donné qu’aucun de nous n’était vraiment musiciens !
Pourquoi ce nom pour votre formation ?
On cherchait un nom cool, qui sonne bien. Nous sommes passés par un tas d’autres noms, dont Victim of Reality, tiré de la chanson éponyme de Pennywise, mais il a été critiqué trop long et fastidieux à retenir. On voulait un nom dans l’auto-dérision, et on a fini par se poser sur The Boring.
Quelles sont vos principales influences ? Les groupes qui vous ont marqués ?
Sur le début, des groupes comme The Offspring, Blink, Bad Religion, et les groupes du label Epitaph,… Par la suite, on est forcément influencé par les artistes que l’on rencontre, les groupes avec qui l’on joue, que ce soit en plus calme ou en plus violent, notamment des groupes de skrimo ou de hardcore. Actuellement on pourra également citer Sick of it all et Defeater…
Quels sont les sujets prédominants dans vos compos ?
Il s’agit en règle générale de constats sur les incohérences du monde, les injustices sociales. On est tous libres et égaux, nous luttons contre toute forme d’homophobie, et notre démarche vise justement à pousser les gens à réfléchir ; on n’est pas là pour débiter des comptes, mais pour amener à un réel travail de réflexion !
Appréciez vous d’autres genres musicaux différents de la famille « punk rock », voir totalement opposés ?
Pour certains d’entre nous oui ! Luc écoute du reggae et du ska, Max de la country, Seb du folk et du post-rock. Kiki, qui jouait du saxophone, écoute du blues, et aussi Lady Gaga !
Début août vous partez pour une nouvelle tournée. Pouvez-vous nous en parler ?
Effectivement, nous partons une semaine pour notre troisième tournée européenne. En général nous jouons en Europe du nord et Europe de l’ouest, cette fois nous avons décidé de changer un peu, car nous nous tournons vers des pays de l’est et du sud, République Tchèque, Slovénie, Slovaquie, Hongrie. On part avec nos amis du groupe crust Geranium, pour jouer dans des skoites, des clubs, … On ne voulait pas faire de grandes salles, pour rester dans l’esprit qui nous caractérise.
J’ai également cru comprendre que vous sortiez votre premier album (ndlr : Let the Captain sink) ?
Tout à fait ! Nous l’avons enregistré début juin au Studio Cube de Besançon, et sa sortie est prévue pour septembre. Huit jours d’enregistrement pour notre cd treize titres, en co-prod avec huit labels indés. Il s’agira d’un vinyle avec un cd à l’intérieur, parce que l’on aime vraiment que les gens puissent ressentir le grain du vinyle à l’écoute ; en plus ça permet d’ajouter de superbes artworks !
Quel regard le groupe The Boring, qui se produit en co-prod, porte-il sur l’industrie du disque ?
Kiki : Nous ne nous en sommes pas approché et ne nous somme pas fait approcher, cela ne nous intéresse pas. On préfère rester dans l’esprit et la démarche DIY, qui est pour nous une démarche plus honnête et plus intéressante.
Séb’ : Pour nous la musique doit rester accessible aux gens, il doit y avoir un vrai partage !
Simon : Si cette industrie devait mourir ce serait peut-être même un mieux…
Max : En tous cas cela ne nous touche pas. Il n’y a qu’à voir les maisons de disques qui râlent à cause du téléchargement illégal, ça ne nous dérangerait pas que nos compos soit en téléchargement sur internet.
Que pensez-vous de cette neuvième édition du festival Léz’Arts Scéniques ?
Kiki : Beaucoup de bien ! Il y a eu une réelle transformation par rapport aux éditions précédentes ; à l’époque on était en indoor, sur une seule scène, on avait plus l’impression d’assister à un gros concert qu’à un festival ! Maintenant on voit vraiment qu’il s’agit d’un vrai festival, l’organisation est super, rien à redire.
Simon : Cela a su rester dans un esprit familial malgré l’ampleur de cette année, et on espère pouvoir le retrouver dans toutes les éditions futures !
Dans un sens, l’accident de Civet vous aura été favorable, étant donné que cela vous a permit de vous produire sur la grande scène…
Kiki : Cela a sauvé dix chansons ! Nous avions fini toutes les balances sur la petite scène quand on est venu nous annoncer que l’on allait jouer sur la grande scène ; on a d’abord cru à une blague !
Seb’ : Il est certain que cela nous a permis de jouer plus tard, et donc forcément devant un public plus important. Et puis c’est toujours gratifiant de penser que l’on joue sur la même scène que Bad Religion !
Et en bonus, avez-vous une composition fétiche ?
Kiki : Je dirais The Gap et Action Reaction du nouvel album, plus vénères que nos anciennes compos.
Seb’ : Pour moi c’est The Gap !
Simon : The Gap aussi, avec WTFIWWCTOA (What the fuck is wrong with crushing the others anyway) .
Max : Week End, de Lorie ! Et plus sérieusement, Action Reaction .
Merci d’avoir répondu à nos questions, et à bientôt sur scène !
The Boring au Festival Léz'Arts Scéniques © Classik Punk Rock